:: Gestion du personnage :: Fiches de présentation :: Fiches acceptées Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Isaac Walker

avatar
Messages : 42
Date d'inscription : 04/03/2018
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 25 Mar - 19:09
Walker Isaac
ft. Kenjiro Shibazaki de Terror in Resonance

Âge : 143 ans
Âge de la mort : 35 ans
Cause de la mort : Défenestration
Nationalité : Anglaise
Profession : Chômeur
Groupe : Alpha
Caractère

Si d’apparence il ressemble au grand brun ténébreux typique, au fond, Isaac n’en est pas vraiment un.
Il peut avoir un côté hautain, certes. Surtout envers les irlandais d’ailleurs. Mais ça, c’est plus fort que lui. Il a beau avoir compris que cette petite guerre est plus ou moins passée, il ne peut pas s’en empêcher. « De mon temps, je peux vous dire que ça ne se passait pas comme ça » vous dira-t-il si vous lui demandez ce qu’il pense de ces lointains voisins.
Hautain, il l’est aussi peut-être un peu sur les bords, dans la vie de tous les jours. Mais il fait de son mieux. Il a été élevé comme ça après, tout, ce n’est pas sa faute.
Mais Isaac est surtout un grand paumé, en fait.
Il vivait tranquillement dans son début de XXème siècle, quand soudain, il se réveille plus de cent ans plus tard.
Au début, tout lui semblera étrange et inconnu. Quoique terriblement familier pour certaines choses, pour une raison qui lui échappe. Mais il s’y fera, après tout, il n’est pas plus stupide qu’un autre.
Mais ce côté un peu paumé par tout ce qui l’entoure restera quand même, bien qu’atténué.
De temps en temps, il se prendra à regarder un ordinateur ou une voiture et à méditer sur la beauté de la chose.
Donc voilà.
Isaac, il est un peu hautain, mais il n’est pas méchant. Juste un peu perdu.

Sinon, il aime lire. Il adore ça, même. Quand il s’est rendu compte de toutes les aventures de Sherlock Holmes qu’il a raté, il a failli faire une syncope. Mais au moins, il peut les rattraper.
Il a aussi eu un coup de cœur pour les aventure d’Arsène Lupin, bien qu’il lui trouve un côté un peu trop « frenchie » à son goût. Rivalité franco-anglaise, sans doute.
Et culturellement parlant, à part la littérature, il a aussi pu découvrir tout ce que le XXème et le XXIème siècle ont apportés à la musique. Et s‘il a un peu de mal avec tout ce qui un peu trop électronique, il a découvert avec un grand appétit ce que les dernières décennies ont apportés. Parce que « ça au moins, c’est quand même mieux qu’à l’époque. » dit-il.

Et puis… Isaac aime boire. Tout particulièrement le whisky. A un point que ça en devient vraiment un trait de caractère. Alors il n’est pas alcoolique, non. Mais il ne dira jamais, au grand jamais, non à un bon verre. Déguster un bon petit verre de Jack, en lisant un Sherlock Holmes avec du Red Hot en musique de fond, voilà le genre de soirée qu’il trouve parfaite.

Enfin, au niveau sociabilité, disons qu’il est dans la moyenne. Il aime bien passer du temps avec autrui, mais apprécie tout autant prendre un moment à rester seul.
Isaac, c’est quelqu’un souvent de bonne humeur, sauf quant on commence à l’emmerder un peu trop. Et il peut paraître un peu brusque, aussi. Sans doute à cause de son côté pince-sans-rire.
En parlant de rire, j’espère que vous n’êtes pas trop regardant sur l’humour. Car disons que celui d’Isaac est… Je ne dirai pas « pas drôle ». Disons que c’est un style particulier.
Et puis les restes de son activité de détective font qu’il aime bien fouiner un peu partout. Vraiment partout. Quelquefois même, c’est par simple curiosité personnelle. Du commérage, direz-vous ? Je vous laisse libres juges.

En bref, Isaac est quelqu’un de relativement gentil, quoiqu’un peu à l’ouest de temps en temps. Curieux, des fois un peu trop. Mais au fond, Isaac, c’est surtout un étranger au monde dans lequel il vit. Et des fois, il se sent nostalgique. Des fois, il regrette. Et puis d’autres fois, il est juste las.

« On m’a donné le temps, le temps de tout voir, le temps de tout apprendre. Mais on m’a enlevé la mort, on m’a enlevé à ma vie. »
Isaac, après deux-trois verres de whisky, commençant à philosopher.

Physique

Isaac est, comment dire… Vous voyez le grand brun ténébreux ? Eh bien c’est lui.
Emmitouflé dans son cafard et dans son long duffle-coat noir, cigarette au bec par tout temps, il vagabonde un peu partout.

Le teint assez pâle pour quelqu’un ayant passé autant de temps dehors, ses cheveux noirs lui encadrant le visage créent un contraste assez saisissant.
Ça, c’était pour le côté brun ténébreux.
Pour le côté grand, bon, c’est vrai qu’il n’est pas petit, mais de nos jours, 1m80, ce n’est plus si grand. Ce qui l’arrange assez, lui qui préfère la discrétion.
Et on ne peut pas vraiment dire qu’il soit bien épais non plus. Peut-être que cavaler pendant plus d’un siècle est une bonne méthode de régime ? A méditer. Mais en tout cas, même s’il ne s’en souvient plus, cette longue balade lui a permis de rester en bonne forme physique. Voire même un peu maigre, avec tout ça. Ses joues sont émaciées, et ses côtes ne sont pas forcément caché sous beaucoup de graisse. A croire que pendant le siècle dernier il a énormément gambadé, en a profité pour prendre soin de sa musculature, mais se nourrissait du strict nécessaire.

Enfin, au niveau vestimentaire, il n’est pas bien compliqué. Excepté son manteau qui ne le quitte jamais vraiment, il porte bien souvent une chemise blanche ou noire, et un chino noir. Ou bordeaux. En fait, il aime bien les couleurs ternes, celles qui ne détonnent pas, qui n’attirent pas l’œil.

En bref, ce qu’on retient principalement de lui, c’est vraiment ça : son long manteau noir, ses cheveux et sa barbe aussi foncés que son teint est pâle.

Histoire

Je suis né en 1875. Le 13 août 1875.
Mon père était le propriétaire d’une des plus grandes zones d’exploitation forestière de la ville. Et ma mère… Belle, intelligente, amoureuse de lui, j’ai toujours entendu mon père la décrire comme la femme parfaite.
J’étais le premier enfant de mes parents, alors qu’ils approchaient déjà de la trentaine d’année. Et malheureusement pour eux, le destin a décidé que je serai leur seul descendant, aussi.
De fait, ils ont toujours pris soin de moi.

Mon enfance n’a pas été bien passionnante, vous savez.
J’ai été élevé par des parents aimants, j’ai reçu une bonne éducation et aie passé une partie de mon enfance entouré de livres.
Et de mon côté, j’étais un enfant sage, discret, et intéressé par le monde qui m’entourait.
Vers mes dix ans, j’ai découvert les écrits de Sir Arthur Conan Doyle. Je suis instantanément tombé en admiration de ses ouvrages et de l’homme qu’il était. Quelques années après, ont commencé à paraître les aventures de celui qui devint immédiatement le plus grand héros à mes yeux : Sherlock Holmes.
Ainsi, vers l’âge de douze ou treize ans, j’ai commencé à m’intéresser à la criminologie et tout particulièrement au domaine des détectives privés.

Si ma mère a trouvé cette attirance forte adorable et m’a plus ou moins encouragé à m’y intéresser pour que je suive ma propre voie, mon père, lui… Disons qu’il aurait préféré que je reprenne l’entreprise qu’il avait fondé.
Cette divergence fut source de conflit entre lui et moi pendant mon adolescence.
Mais je n’ai jamais cédé, suivant assidument les aventures de Mr Holmes.
Finalement, après quelques années d’études que j’ai suivi contre son gré, mon père est tombé malade.
Cloué au lit pendant de nombreux mois, il est passé plus d’une fois au seuil de la mort.
Il s’en est finalement sorti. Et il en est sorti changé.
Petit à petit, il a pu reprendre les rennes de son entreprise. Mais par la suite, il n’a plus jamais tenté de me forcer la main pour reprendre son affaire.
Un soir, après quelques verres autour du feu de cheminée, je me souviens même qu’il m’a donné son approbation et ses encouragements. Mais il n’a jamais voulu l’avouer.

Voilà, c’est à peu près tout sur mon enfance, voire même jusqu’à l’âge adulte.
J’ai réussi à devenir détective à Waterside. La vocation n’étant pas très répandue, je n’ai pas vraiment eu de mal ni de concurrents.
Les affaires tournaient relativement bien. Je n’avais pas énormément de clients, certes, mais c’était assez pour que je vive. Et je ne me suis jamais ennuyé.
Tout se passait parfaitement bien.

Et puis un jour, j’ai été invité à passer la soirée chez des amis à moi, autour d’un bon repas.
C’était des amis que je n’avais pas revus depuis déjà quelques années, alors j’ai accepté de bon cœur.
Nous étions une petite dizaine autour de la table. Ce n’était pas une réception officielle avec tout ce qui m’y insupporte, rien qu’une soirée entre anciens amis, autour d’un bon repas et de bons alcools.
J’ai toujours bien aimé l’alcool, d’ailleurs.
Mais certains plus que moi, je crois. Un peu trop.
Nous discutions de ce que nous étions devenus, de ce que nous faisions… Puis de tout et de rien, de petites anecdotes sympathiques qu’il pouvait nous arriver.
Et puis arriva ce qui devait arriver, cette fameuse personne qui aimait un peu trop l’alcool a commencé à devenir un peu envahissante. Un peu bruyante. Légèrement brusque. Et un peu trop tactile avec une amie.
J’ai voulu l’éloigner d’elle, gentiment. Faire en sorte que ça ne dérape pas trop.
Mais la situation a quand même dérapé.
Disons que son poing a dérapé contre ma pommette gauche, et puis ses mains ont dérapé contre mon torse, me repoussant en arrière.
J’aurai dû m’y attendre, certes. Je m’y attendais. Et sans l’alcool, je l’aurai maitrisé facilement et ça n’aurait pas dépassé certaines limites.
Mais l’alcool était là.
Et quand il m’a dérapé dessus, je me suis senti partir en arrière.
L’esprit légèrement embrumé, et la scène passant comme au ralenti dans ma tête, je me suis dit que j’allais tomber, peut-être même sur le crâne, et me faire mal.
Puis j’ai senti quelque chose de dur contre mon dos. Quelque chose de dur partir en éclat.
J’ai entendu des cris.
Vu des milliers de petites étoiles volant en éclat autour de moi, reflétant la lumière des chandeliers.
Et je me suis senti tomber.
J’ai senti le vent, vu les étoiles, entendu les cris.
Et je suis tombé longtemps.
J’ai cru que ça ne s’arrêterai pas.
J’ai regardé le ciel, rempli de ses petites étoiles. Je me suis dit que les miennes étaient quand même plus belles.
J’ai souri.
Et le sol m’a rattrapé.

**********

Extrait du Daily Side, journal local de Waterside, datant du 20 septembre 1910

[…] considéré comme mort après sa chute du quatrième étage d’un bâtiment. Le fils de la famille Walker fût pourtant miraculeusement sauvé par la grâce de Dieu : Le temps d’arriver à l’hôpital, les médecins ont senti son cœur battre à nouveau […]

Extrait du Daily Side, journal local de Waterside, datant du 26 septembre 1910

[…] a disparu ! Certains disent l’avoir vu partir, mais personne ne sait vers où. Il s’est tout simplement volatilisé, un jour à peine après s’être réveillé. Ses parents, effondrés, viennent de lancer des avis de recherche dans tous les environs pour le retrouver.

Extrait du New York Times datant du 20 avril 1912

Le Titanic a fait naufrage en heurtant un iceberg, au large de Terre-Neuve, dans l’Océan Atlantique Nord. Quelques survivants ont pu être rapatriés à New-York, mais on dénombre déjà plus de mille disparus.


Extrait d’un journal, le titre n’est plus visible

C’est la guerre. La France, l’Allemagne, l’Autriche et la Russie, tous sont en guerre les uns contre les autres.

Extrait du Figaro, datant du 2 février 1933

[…] est élu chancelier. Adolf Hitler accède donc aux pleins pouvoirs […]

Feuille déchirée retrouvée dans le manteau d’Isaac. Elle montre des traces de brûlures, bon nombre de rature, et semble avoir jauni de vieillesse.

France. Italie. Chine. Japon. Etats-Unis. Je suis allé un peu partout pendant […] (l’écriture est illisible) famine et mort, partout […] sans espoir, ils vont gagner.

Finie, la guerre est finie, enfin.

(Griffonné au bas de la feuille, l’écriture est beaucoup plus récente que le reste) Je suis fatigué. Ce nouveau millénaire qui a commencé n’est plus le mien.


**********

Le sol m’a rattrapé, ma tête a cogné, mon dos a craqué.
J’ai regardé le ciel, vu le soleil entre les bâtiments de la ruelle.
Quelque chose cloche.
Puis tout s’est éteint.

Je suis resté endormi quelques jours, je crois.
C’est ce qu’on m’a dit, en tout cas.
J’ai passé quelques jours allongé à l’hôpital, où tout me paraissait un peu étrange. Ces machines… Ces bruits…
Mon esprit est en désordre. Quelque chose ne va pas. Je ne sais pas encore quoi.
Finalement on m’a rendu mes affaires, après que j’ai expliqué les circonstances de ma chute. Non, ce n’était pas un suicide, mais un accident. Non, je n’ai pas besoin d’un suivi.
J’ai récupéré tout ce qui m’appartenait, puis je suis sorti de l’hôpital.
Et là, je me suis rendu compte de ce qui me gênait.
Ce manteau. Ce n’était pas le mien.

A votre propos

Pseudonyme : Ezhyo
Âge : 21 ans
Comment avez-vous connu le forum ? Par hasard.
Commentaire : Boarf, vous savez...
Code : Qu'ouïe-je ?

Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Waterside :: Gestion du personnage :: Fiches de présentation :: Fiches acceptées-
Sauter vers: