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All you ever are is brave ft. Charlie

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Mar 24 Avr - 23:41

All you ever are is brave

Ophelia & Charlie


elle avait excessivement chaud
et ce n'était que le début du Printemps

Se retenant d'enlever ses gants noirs dans un mouvement de mauvaise humeur, Ophélia rattacha plutôt les mèches blondes tombant de sa queue de cheval pour se donner quelque-chose à faire. Souffle court, elle traversa la salle pour aller arrêter la musique, étant arrivée au bout de la partie chorégraphiée. Ses élèves avaient l'oeil hagard du 'il est bientôt midi et cette choré est très physique je souffre'. Difficile de leur en vouloir. Laissant ses lèvres roses s'étirer en un sourire rassurant, la jeune femme leur indiqua qu'ils reprenaient du début pour la dernière fois et qu'elle les libérait après ça.

quelques sons d'assentiment
une pause pour boire un peu d'eau

dans le studio, la chaleur était étouffante
et les ventilateurs n'y pouvaient rien

« cinq, six, sept, huit ! » compta-t-elle avec un enthousiasme à demi forcé

Ophélia ignora la pénible température jusqu'à souhaiter un bon appétit aux danseurs et filer pendre une douche aux vestiaires. Ses yeux bleus passèrent sur l'écran de son téléphone à la sortie du studio, courant sur les messages laissés par Diane la semaine précédente. Ca concernait les tests pratiqués par l'Organisation sur certains Revenants. Rien que l'idée la faisait frissonner. Parce qu'avec la facilité qu'avait apparemment eu son amie à la retrouver, Ophélia ne pouvait que se demander combien de personnes auraient accès à ces informations. Contrairement à certaines personnes, elle n'était pas spécialement à l'aise avec l'idée que des inconnus étudient ce qui faisait maintenant d'elle une Oméga.

bien sûr c'était sans danger
calibré, organisé, surveillé de près

mais elle n'en était pas à sa première peur irrationnelle

S'autorisant un t-shirt manches 3/4 pour ne pas trop souffrir du soleil ardent, Ophélia garda obstinément ses mains gantées (d'une autre paire) à la sortie du studio. Elle abandonna les messages rassurants quoique d'un enthousiasme légèrement insistant qu'avait envoyés Diane et reporta son attention sur un autre correspondant. Sans doute aurait-elle dû vérifier si Charlie Moore lui avait répondu avant de quitter le studio, son sac de sport accroché à une épaule; mais un refus ne l'empêcherait pas de manger hors de la cafétéria.

nouveaux messages
il était partant

C'est à l'entrée d'une des avenues du quartier des loisirs principalement faite d'établissements de restauration qu'Ophélia s'arrêta pour attendre l'arrivée de Charlie. Elle n'était pas excessivement loin du studio au cas où on aie besoin d'elle pour assurer le créneau d'un autre enseignant, mais ses propres cours ne reprendraient qu'à 17h. Ca lui laissait une assez large pause, de quoi digérer et sans doute discuter un peu de ces tests qui la turlupinaient. Bien sûr, elle n'avait pas de vraies raisons d'être méfiante à l'égard de l'Organisation, et si Diane le lui proposait c'est que la revenante ne courait aucun danger, mais s'informer un peu au préalable ne pouvait pas être une mauvaise idée. Ca dissiperait peut être ses doutes et ce fond de peur qui la mettait mal à l'aise.

(à supposer que Charlie puisse aider)
(mais dans le cas contraire, déjeuner en sa compagnie n'était pas une perspective désagréable)

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Jeu 26 Avr - 13:05
All you are are is brave

MOORE
Charlie

BEAULIEU
Ophélia

Ophélia.
Ophélia Beaulieu.
Lorsqu’elle est arrivée à Waterside grâce à l’Organisation, on l’a mise sous ma coupe, un peu comme une sorte de filleule. Au début, je n’avais pas forcément apprécié l’idée mais j’ai fini par m’en accommoder, trouvant même la personne sympathique. Et le fait de côtoyer quelqu’un que je ne verrai pas mourir dans dix ans a quelque chose de rassurant, en soi. Comme quoi, savoir que l’on n’est pas seul au monde peut être réconfortant, parfois. Bref.
La fin de matinée approche lentement, accompagnée des gargouillements de ventre de la plupart de mes collègues présents aux archives. Pour ma part, je n’ai pas très faim, et je peux parfaitement me permettre de louper un repas de temps en temps. Ce n’est pas comme si ça allait me tuer. Pourtant, l’idée que j’avais – rentrer chez moi pour m’occuper de Norman avant retourner à l’université afin assurer mon cours de 16h – s’envole lorsque j’arrive en salle de pause pour reprendre mes affaires. C’est à ce moment-là que je remarque un message d’Ophélia, datant d’il y a maintenant quelques heures. Faute de lui avoir répondu plus tôt, mon portable prenant la poussière dans un fond de poche de ma veste, j’accepte tout de même son offre avec plaisir.
Tant pis pour Norman, il a déjà survécu une journée sans moi.

Je salue donc mes collègues, ces derniers sachant que je ne reviendrai pas de la journée, puis sors de la mairie. C’est une fois dans le tramway en direction du quartier de loisirs que je me décide à retirer ma veste. Il ne faisait pas si chaud ce matin, c’est pourquoi je l’avais prise. Maintenant, elle va juste m’encombrer. C’est également à cet instant que je me dis que je n’avais pas déjeuné en compagnie d’Ophélia depuis quelques temps. Je ne suis pas du genre à aller prendre des nouvelles en premier, loin de là. Je pense également qu’elle va sûrement devoir m’attendre un peu avant que je n’arrive, ce qui a tendance à me faire grincer des dents. Je n’aime tout simplement pas faire attendre les gens, faute à une éducation désormais un peu vieillotte.
J’arrive donc sur le lieu du rendez-vous vers 12h20, en espérant qu’elle ne m’ait pas attendu trop longtemps. Après tout, j’ai le temps avant de retourner à l’université, mais peut-être n’a-t-elle pas autant de temps devant elle avant qu’elle ne reprenne ses propres cours. Elle est professeur de danse, et avec toutes les sorties qu’elle peut me proposer, je suis bien heureux qu’elle ne m’ait pas encore demandé d’assister à l’un de ses cours. Disons que j’ai une réputation à tenir. Je ne sais pas laquelle mais j’en ai une…
Je l’aperçois enfin, la salue de loin, me doutant fortement qu’elle n’apprécie guère les poignées de mains ou les bises. Parfois, je me dis que dans mon malheur, j’ai tout de même eu une certaine chance. Puis je repense à tout ce que j’ai perdu et finalement, j’oublie bien vite cette idée.

- Désolé du retard. J’espère que tu n’as pas trop attendu…

Si ça se trouve, elle est sortie de son dernier cours à 11h et ça fait maintenant une heure et demi qu’elle poireaute au milieu de la rue. Je m’en voudrais si c’était le cas.
Je regarde rapidement aux alentours, à la recherche d’un établissement qui ne propose pas que des plats lourds ou des spécialités épicées d’autres pays. Je n’ai pas très faim pour rappel. Une salade me suffira amplement. Je finis par apercevoir une brasserie italienne, apparemment. Parfait. Si Ophélia a envie de manger une pizza, elle pourra se faire plaisir, mais pour ma part, je commanderai une salade César. Dans tous les cas, le tajine du restaurant marocain d’en face ne m’attire franchement pas.
Je pointe du doigt la brasserie repérée plus tôt.

- Italien ?

Et franchement, vu la chaleur, une petite salade en terrasse me donnerait presque faim. Même si je n’ai pas envie de lui imposer le restaurant. Je replace correctement ma veste dans le creux de mon coude, desserre légèrement ma cravate et remonte les manches de ma chemise. C’est qu’il fait chaud.

- Tu voulais me parler de quelque chose en particulier ?

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Mar 1 Mai - 18:42

All you ever are is brave

Ophelia & Charlie


5 minutes
ce qu'il faisait chaud

Ophélia rattacha ses cheveux pour se donner quelque-chose à faire avant de tirer ses écouteurs de son sac et les brancher sur son portable. La musique rythmée sur laquelle elle avait commencé une chorégraphie ne tarda pas à se faire entendre par dessus le bruit des passants, étirant un sourire sur les lèvres de la danseuse. Elle hochait la tête sur le rythme qu'elle suivrait, se retenant tout juste de marquer les pas. Ce n'était pa exactement un endroit pour s'agiter.

et puis Charlie allait arriver
ce serait embarrassant d'être en train de danser

Les passants filaient autour d'elle dans les rues du quartier des loisirs tandis qu'elle restait à attendre, promenant ses yeux de l'un à l'autre pour passer le temps. Des touristes en majorité, rien d'inhabituel pour cette partie de la ville. Une étincelle passa dans ses yeux verts lorsqu'un groupe de danseurs du studio la salua de loin avant d'entrer dans un restaurant chinois. Le cours de modern-jazz avait pris fin un peu plus tard que le sien, semblait-il.

puis une voix familière
elle rit, ôtant ses écouteurs

« Du tout, ne t'en fais pas. » ça faisait un quart d'heure maximum

Il ne lui serrait jamais la main, geste appréciable aux yeux de l'Oméga. D'autant que c'était quelque-chose qu'elle réservait généralement au relations professionnelles, ou aux gens rencontrés pour la première fois. Sauf Diane. Diane lui serrait la main parce que lui faire la bise lui manquait. (tout comme jouer avec ses cheveux, lui donner des pichenettes sur le front, tapoter son épaule.. entre autres) Retournant son salut avec un peu de retard, Ophélia prit le temps d'enrouler ses écouteurs avant de les ranger dans son sac, accompagnés du téléphone portable. De son côté, Charlie cherchait un établissement du regard.

Elle ne tarda pas à faire de même, se désintéressant rapidement des restaurants qui semblaient trop encombrés, avant qu'il ne lui propose de manger italien. Ophélia croisa son regard quelques secondes avant de jauger l'établissement en question. Pourquoi pas ? Voilà longtemps qu'elle n'avait pas mangé de risotto, et le leur était un bon souvenir. Il restait des places libres en terrasse qui plus est, une option tentante par un tel beau temps. C'est avec un sourire qu'elle approuva l'idée, prenant la direction de la brasserie indiquée.

« Voyons Charlie, je n'ai pas besoin de ça pour vouloir dîner avec toi. » fit-elle en haussant un sourcil, faussement offensée par la question

Elle aimerait qu'il aie tort, mais Ophélia n'était pas vraiment quelqu'un qui proposait à une personne qu'elle voyait régulièrement de manger ensemble juste comme ça. Pas à moins que ça se fasse spontanément, en sortant d'un cours, ce qui arrivait plutôt souvent avec d'autres professeurs du studio. Son expression ne tarda pas à disparaitre, laissant place à un air pensif tandis qu'ils approchaient de l'établissement.

« Très perspicace, Diane me parle de tests.. cliniques, sans doute, depuis un moment. Pour aider l'Organisation dans ses recherches.. » elle s'interrompit lorsqu'on leur demanda s'ils venaient déjeuner

(question usuelle qui lui semblait de plus en plus idiote)
(non, ils venaient sauter à la corde sur les tables)

C'est néanmoins sans sarcasme qu'Ophélia répondit par l'affirmative avant de suivre la serveuse vers une table pour deux en terrasse. Les conversations alentours n'étaient pas trop bruyantes, et personne ne fumait trop près d'eux pour l'instant, voilà qui s'annonçait agréable. On leur donna les menus tandis qu'ils s'installaient, et elle les parcourut d'un oeil distrait avant de reporter son attention sur Charlie.

« C'est safe parait-il, j'imagine que ça sonne ridicule mais.. ouais, j'ai un peu la trouille, soupir, voilà quelque-chose qu'elle n'aimait pas admettre, Tu en as déjà faits ? Juste pour savoir. »

Coudes appuyés sur sa carte déjà refermée, elle l'observa curieusement un instant avant de s'intéresser au reste de la terrasse.

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Jeu 3 Mai - 19:35
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MOORE
Charlie

BEAULIEU
Ophélia

- Très perspicace.

Je hoche vaguement la tête.
Après tout, depuis le temps que je travaille pour l’Organisation, l’un des premiers rôles qu’ils m’ont confiés fut de répondre aux questions des plus jeunes. Enfin, façon de parler. Après tout, je suis un peu devenu un vieux de la vieille à Waterside. Et je prends ce rôle très à cœur également.

- Diane me parle de tests... cliniques, sans doute, depuis un moment. Pour aider l'Organisation dans ses recherches…
- Je vois… Diane ?

Je m’arrête lorsqu’une serveuse vient nous accoster pour nous mener à une table.
Les tests. L’Organisation ne nous harcèle pas pour que nous les réalisions, en temps normal. Moi-même, je n’ai clairement pas accepté de les faire directement. Pourtant, ce n’est pas pour cette raison qu’elle a refusé de m’aider durant mes premières années en ville. Mais cette Diane… Peut-être Ophélia m’en a-t-elle déjà parlée, mais si tel est le cas, eh bien je ne m’en rappelle pas. Ce serait malvenu de ma part.
Une fois assis à notre table et la carte devant les yeux, l’envie de m’en griller une me prend soudainement. Mais par respect pour Ophélia, je ne sors pas mon paquet de cigarette, et finis par tripoter nerveusement mon alliance. Ça passera lorsque je mangerai. Je balaye la carte des yeux distraitement, ayant déjà choisi ce que je voulais manger. Je la referme au bout de quelques secondes, lorsqu’Ophélia reprend.

- C'est safe parait-il, j'imagine que ça sonne ridicule mais... Ouais, j'ai un peu la trouille.

Je la regarde droit dans les yeux.
En soi, c’est normal de réagir de cette manière. Après tout, seuls les fous ne seraient pas mal à l’aise face à cette idée. Servir de cobaye, ce n’est pas forcément quelque chose de rassurant.

- Tu en as déjà faits ? Juste pour savoir.
- Oui, j’en fais de temps en temps.

Je m’arrête lorsque la serveuse revient vers nous pour prendre notre commande.
Je choisis la salade César qui me fait envie depuis que je me suis rendu compte de la chaleur et en profite pour commander également un whisky. Quitte à se faire plaisir… De toute façon, je vais insister pour payer ce repas. Je reporte mon attention sur Ophélia une fois la serveuse partie.

- Je n’ai pas accepté de suite, bien sûr. Ça m’a pris une dizaine d’années avant de leur dire oui. Mais ce n’est pas pour cette raison qu’ils ont insisté.

Je me rends compte que ce n’est peut-être pas ce qu’elle attend de moi.
Bien évidemment, ce n’est pas l’idée que l’Organisation fasse des tests qui la met mal à l’aise. Ce serait plutôt ce en quoi ces tests consistent. Rien de bien violent, bien évidemment. Mais je comprends que ça puisse terrifier. Moi-même, une fois que j’eus accepté, je n’ai jamais été bien à l’aise avec cette idée, mais j’ai fini par m’y faire. Je n’ai plus qu’une idée en tête : qu’ils tiennent leur promesse et ce le plus vite possible. Quitte à ce que je doive les aider pour qu’ils y parviennent.

- Ce n’est rien de bien méchant. Enfin, en ce qui me concerne. Beaucoup de prises de sang, de biopsies, ce genre de conneries. Le pire selon moi, c’est les prélèvements de moelle épinière.

Je grimace, la taille de l’aiguille me revenant en mémoire. La première fois, j’ai même cru qu’ils me faisaient une blague. J’ai vite déchanté en me rendant compte que les médecins étaient on ne peut plus sérieux. J’en fais encore de temps à autres, et je n’y vais pas de gaîté de cœur, loin de là.

- Ils pensent que j’aurais pu être en contact avec des maladies aujourd’hui disparues. Ce qui serait possible, mais bon, je n’en ai pas la moindre idée. Bien sûr, ce sont de médecins qui font tout ça.

Je vois la couleur ambrée de mon whisky arriver lentement vers moi.
Mon regard s’illumine. Peut-être que boire un coup fera partir cette furieuse envie de fumer. Si Helen savait que je fumais… Je passerais un très mauvais quart d’heure, j’en suis persuadé. Je continue de triturer mon alliance dans un tic totalement nerveux.

- Enfin, tout ce que je viens de te dire, c’est dans mon cas. Après, il est possible que les tests soient différents pour quelqu’un comme toi.

Je suppose que le fait qu’on ne puisse pas la toucher doit en intéresser certains bien plus que mes maladies disparues.

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Mar 8 Mai - 23:24

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Ophelia & Charlie


Elle ne lui avait pas parlé de Diane, à en juger par sa question. Simple oubli ou omission volontaire, Ophélia ne saurait sur quoi tabler. C'était devenu un réflexe de ne simplement jamais mentionner ceux et celles qu'elle avait connus avant de quitter la France. Après être sortie de leurs vies d'une façon certes expéditive, elle se devait d'au moins suivre la démarche jusqu'au bout.

mais Diane avait refait irruption
sans doute devrait-elle expliciter

Si elle ne put se forcer à le regarder en face bien longtemps, Ophélia fut au moins rassurée de ne pas entendre Charlie rire à la mention de sa crainte des possibles tests. Comme quoi ce n'était peut être pas complètement irrationnel de ne pas trouver l'idée ravissante. L'enthousiasme de son amie semblait avoir fait oublier à Ophélia que ce n'était pas quelque-chose d'habituel pour tout le monde, et que c'était normal d'avoir quelques réserves. Revenante ou pas, la danseuse avait globalement vécu une vie en dehors du milieu scientifique, ces dernières années. Participer à des tests et études lui était assez rapidement devenu étranger, d'autant qu'il n'était plus question pour elle d'être observatrice mais sujet.

il en faisait "de temps en temps"
ce n'était pas forcément une seule fois

Rangeant l'information dans un coin de son esprit, elle ne tarda cependant pas à quitter ses pensées pour adresser un sourire poli à la serveuse qui vint s'enquérir de leurs commandes. Se décidant sur un risotto comme elle le projetait tout à l'heure, Ophélia choisit de l'accompagner d'une limonade qui lui semblait assez appropriée à la météo actuelle.

Charlie n'avait pas accepté immédiatement non plus, ce qui la fit hocher la tête: elle voyait pourquoi. Enfin pas exactement, mais elle-même n'étant pas spécialement enthousiaste, ça lui paraissait naturel. Cependant, considérant que son interlocuteur travaillait désormais pour l'Organisation, elle supposa que nombre de choses avaient changé depuis cette époque. Peut-être était-ce simplement le temps, peut être les méthodes avaient-elles changé.. elle ne l'interrompit pas, écoutant la suite avec intérêt.

« Oh, charmant, merci pour l'image mentale. » grimaça-t-elle lorsqu'il fut question de prélever de la moelle épinière

Mais son expression ne tarda pas à se muer en sourire, parce qu'à vrai dire il lui en fallait plus que ça pour la dégoûter. Après les choses qu'elle avait vues et même dû étudier au cours de son premier choix d'études supérieures, Ophélia n'était plus vraiment sensible à ce genre d'images. Pas plus qu'au côté aseptisé du monde médical, et au fait que les aiguilles soient un moyen particulièrement intrusif de faire des prélèvements. Si ce n'était que ce qu'il décrivait, ça la rassurait un peu.

Bien sûr les tests étaient pratiqués par des médecins, d'où le fait que Diane lui en aie parlé supposa Ophélia. Ayant terminé son cycle d'études, Diane était devenue neurologue et aidait sans doute l'Organisation dans leurs recherches sur les Revenants grâce à ces compétences. Elle hocha la tête à la mention de maladies disparues: possible, Ophélia n'avait pas eu l'indiscrétion de demander l'âge réel de Charlie, mais elle avait cru comprendre qu'il comportait au moins trois chiffres.

« Bien sûr, j'imagine que ça ne comporterait pas que des prélèvements.. » répondit-elle, pensive

Non, pour les Omégas ils devaient avoir d'autres paramètres à tester. Puisque ses tissus restaient globalement humains, si on oubliait l'absence de vieillissement, les régénérations anormalement rapides et les guérisons peu importe la gravité de la maladie. Ophélia fit tourner sa paille dans les bulles de la limonade qui venait d'arriver, essayant de structurer ses pensées.

« Oh d'ailleurs, Diane. Un médecin travaillant avec l'Organisation, désolée de mentionner ça que maintenant. » ajouta Ophélia, palliant à son oubli, un sourire penaud sur le visage

ce n'était pas tout
mais ce n'était pas faux

Elle avala quelques gorgées de limonade, heureuse d'avoir une boisson fraîche par ce soleil. Peut-être voudrait-on tester si elle pouvait toucher d'autres êtres vivants. Ses chats ne la traversaient jamais lorsqu'ils venaient se frotter contre sa main, et elle pouvait toujours examiner les feuilles de ses plantes sans problèmes. Allez savoir ce que l'espèce humaine avait de si particulier pour lui échapper totalement.

« Enfin, comme tu le décris, c'est déjà plus rassurant, je trouve. Ca sonne comme des tests classiques réalisés par du personnel qui sait ce qu'il fait, commenta-elle en hochant la tête, Et j'imagine que les infos obtenues ne sortent pas de l'Organisation. »

Peut-être qu'il ne savait pas, ça ne serait pas étonnant qu'ils ne communiquent pas ce genre de détails à moins qu'on leur pose la question.

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Sam 12 Mai - 11:33
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BEAULIEU
Ophélia

Les maladies aujourd’hui disparues.
Les médecins de l’Organisation ont été particulièrement enthousiastes en apprenant mon âge. Plus de cent-soixante-cinq ans à l’époque où j’ai commencé les tests. Pour eux, j’étais du pain béni. L’une des premières choses qu’ils ont cherché à savoir, c’est si j’avais été en contact avec l’épidémie de choléra d’Irlande de 1845, durant ma tendre enfance. Après tout, je n’étais pas encore parti pour Boston à ce moment-là. Je n’avais que deux ans. Ils ont pensé que j’avais peut-être été un porteur sain, et que je porte encore les traces de cette maladie en moi.
La seconde chose qu’ils ont immédiatement cherché, ce fut la variole. Bien qu’aujourd’hui disparue grâce à une campagne massive de vaccination, les médecins n’ont jamais su comment la soigner. Savoir si j’avais pu développer des globules blancs contre la variole dans le courant de ma vie ont été l’une de leur principale motivation, durant un temps. Mais apparemment, ils n’ont rien trouvé avec ma personne.
L’idée que j’ai pu contracter le tétanos durant la Première Guerre mondiale leur a également effleuré l’esprit, après que je leur ai raconté avoir été blessé en 1916. La blessure ouverte, le manque de soin immédiat, et le fait d’avoir trainé des heures durant dans la terre et la boue avant d’être transporté les a confortés dans cette idée. Et effectivement, déjà à l’époque, je savais avoir fait partie des cas de tétanos recensés durant le conflit.
Aujourd’hui, les médecins s’amusent à voir comment réagissent mes globules blancs en présence du VIH.

- Bien sûr, j'imagine que ça ne comporterait pas que des prélèvements…

Effectivement.
Même de mon côté, j’ai catégoriquement refusé les prélèvements de peau. Je n’ai pas vraiment envie de me faire écorcher toutes les deux semaines. En revanche, les rares fois où je pourrais me blesser – je fais attention tout de même – ils en profitent pour étudier la vitesse de régénération des tissus et les mécanismes de cicatrisation propres aux revenants. Pour l’instant, la seule chose qu’ils ont pu conclure grâce à moi, c’est que cette régénération est anormalement rapide, tant au niveau de la peau dans le cas d’une coupure, que des muscles dans le cas d’une déchirure, ou que des os dans le cas d’une fracture.
Le meilleur exemple qui me vient en tête est bien celui de mon colocataire forcé. Tombé du toit d’un immeuble de cinq étages, il a pu sortir de l’hôpital au bout de six jours de soin. Toute personne normalement constituée aurait dû soit mourir, soit en avoir pour des mois de rééducation.
Mais les biopsies qu’ils pratiquent sur ma personne leur permettent d’étudier l’arrêt soudain du processus de vieillissement auquel j’ai fait face à mes trente-sept ans. Apparemment, les recherches avancent, notamment grâce à la génétique.

- Oh d'ailleurs, Diane. Un médecin travaillant avec l'Organisation, désolée de mentionner ça que maintenant.

Je hoche la tête en buvant une gorgée.
Un oubli est bien vite arrivé, je n’ai pas à connaitre toute la vie d’Ophélia et je ne connais pas non plus tous les médecins travaillant pour l’Organisation. Juste quelques-uns. En tout cas, mon verre a l’effet escompté. Je me détends et arrête de tripoter mon alliance. Mon envie de fumer passe également.

- Et j'imagine que les infos obtenues ne sortent pas de l'Organisation.

Cette fois-ci, je secoue la tête.

- Non, pas que je sache. Ils me communiquent les résultats des recherches qu’ils font sur moi. Uniquement sur moi, je ne sais pas ce qu’il se passe avec les autres. Et ce n’est en aucun cas dévoilé au grand public ou à d’autres laboratoires de recherche.

En bref, l’Organisation est un système fermé.
Rien n’en sort, tu n’es pas au courant de ce qu’il se passe sur quelqu’un d’autre que toi. Et surtout, rares sont les personnes extérieures à l’Organisation qui connaissent notre existence. L’Organisation a tendance à essayer de les recruter à la volée, afin que l’existence des revenants soit jalousement gardée par elle-seule. Aujourd’hui, les nouveaux revenants sont bien vite repérés et des revenants plus âgés leur sont envoyé, afin qu’ils s’habituent à leur nouvelle vie, et surtout afin de savoir de quel côté de la balance leur chance a penché.
Savoir s’ils sont devenus Alpha, Oméga ou Lambda.
Les Oméga sont les plus simples à découvrir. On leur serre la main, on passe à travers, tout simplement. Et encore, il pourrait s’agir d’un Lambda qui ne se contrôle pas. Les Lambda se découvre par hasard, souvent au prix de moments gênants. Quant aux Alpha, bien qu’au bout d’un certain temps sans évènement notable, on finisse par s’en douter, on ne peut jamais être totalement sûr. Il peut également s’agir de Lambda qui ne contrôlent pas, mais cette fois-ci dans le sens inverse.
En bref, tout ça, c’est compliqué.

- Cette Diane, c’est l’une de tes connaissances ?

Hum…
J’ai peut-être parlé trop vite, cette fois.
La curiosité est un vilain défaut.

- Tu l’appelles par son prénom, j’imagine que tu la connais.

Quitte à être lancé.

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